Une exposition vivanteNépalais, Tibétains, représentants des royaumes himalayens sont là pour présenter tout leur savoir-faire en matière d’artisanat et de traditions populaires. Pierres gravées, bronzes, étoffes, mode ethnique, encens… Autant d’occasions de découvrir toute la beauté et la délicatesse des artisans de ces contrées à la beauté inégalable, traduite par la richesse esthétique qui se dégage de cette authentique production locale qui aura fait le voyage jusqu’à Douai pour la circonstance.
Les drapeaux de prière (ou drapeaux à prières) sont des panneaux colorés ou de petites pièces de tissus rectangulaires souvent suspendus aux passages de cols et sommets dans la région de l'Himalaya, au Tibet, au Népal, au Sikkim et au Bouthan. Ils sont de deux sortes, les loungta (lungta) ou "chevaux de vent" (guirlandes de petits rectangles de tissu imprimés de différents mantras ou de prières, considérés comme des porte-bonheur possédant la capacité d’écarter les difficultés et les darchok, longues bannières de tissu accrochées à des mâts de
trois à cinq mètres de haut. Le vent qui souffle caresse au passage les formules sacrées imprimées et les disperse
dans l’espace, les transmettant ainsi aux dieux. Significations des couleurs : rouge pour le feu, vert pour le bois, jaune pour la terre, bleu pour l'eau et blanc pour l'espace.
Le moulin à prières est un objet cultuel utilisé par les Tibétains pratiquant le bouddhisme. Il est traditionnellement constitué d'un cylindre rempli de mantras et pouvant tourner librement autour d'un axe. Selon les croyances associées à cet objet, actionner un tel moulin a la même valeur spirituelle que de réciter la prière du mantra, la prière étant censée se répandre ainsi dans les airs comme si elle était prononcée. Les moulins souvent disposés en longues séries sont mis en mouvement l'un après l'autre par le fidèle qui passe devant eux. Le fidèle déplace les moulins avec sa main droite. Un moulin doit être tourné dans le sens des aiguilles d'une montre, afin que le mantra soit lu dans le sens où il a été écrit.
Les bols chantant sont utilisés dans diverses cérémonies d'offrandes, de prière et de méditation par les moines ou les pratiquants. Ils sont issus de pratiques chamaniques, et trouvent leur origine dans les calottes craniennes utilisées pour appeler les esprits. Ces bols sont fabriqués de bronze ou de cuivre ; la tradition tibétaine veut qu'un alliage de sept métaux différents soit employé, chaque métal se rapportant à un des sept chakras, ce qui leur donne, dit-on, des vertus thérapeutiques. L'utilisation d'un bol se fait de plusieurs manières, soit en le frappant à l'aide d'un maillet de feutre, de bois ou d'autres matières, comme un gong, soit en tournant lentement une mailloche, bâton en bois, parfois recouvert de cuir ou de caoutchouc, sur le bord exterieur ou intérieur du bol, ce mouvement crée alors une onde faisant vibrer le bol et emettant des sons harmonieux.
La maquette du Potala Résidence des quatorze Dalaï Lamas, cette formidable combinaison d’édifices fit l’admiration des britanniques de l’expédition Younghusband lorsque ceux-ci la découvrirent en 1904. Réalisée par un Tibétain en exil en Inde, cette maquette nous permet d’apprécier toute la beauté de cette architecture inspirée qui permit à ses bâtisseurs d’élever le plus grand édifice au monde de son époque, avec ses treize étages, ses 200 000 mètres carrés et plus de mille pièces, sur les hauteurs de Lhassa, capitale historique du Tibet.