Une exposition unique, due à Eric Deschamps, qui a consacré plus de 30 ans à restaurer l’équipage et réunir tous ces objets, témoins de cette volonté à réussir l’impossible en ouvrant une route au milieu des plus hautes montagnes du monde.
En 1931, André Citroën lançait une expédition qui restera la plus belle aventure automobile de tous les temps. C’était la mission Centre Asie, la Croisière Jaune, qui tenta de relier Beyrouth à Pékin en tentant le franchissement de la chaine himalayenne. 13 000 kilomètres avec, pour objectif, rouvrir une route de la soie entre Occident et Extrême-Orient… L’aventure prendra l’allure d’une véritable épopée, avec le franchissement de rivières où il fallut démonter les véhicules pièce par pièce pour les remonter sur l’autre rive, les prises d’otages (le groupe Chine sera retenu par un seigneur de la guerre à Urumqi), les effondrements de terrain, lorsque le Scarabée d’Or, l’un des véhicules du groupe Pamir restera suspendu dans le vide en pleine ascension d’un col dans les Himalayas…
Aujourd’hui, c’est l’un de ces véhicules autochenille qui est présenté, avec sa remorque, son bivouac, les objets du commandant Georges-Marie Haardt, chef de l’expédition. Mais aussi, la projection du film documentaire (le premier documentaire sonore de l’histoire) qui fut ramené en France au terme de l’expédition. Le monde découvrait alors les premières images des contrées traversées, Iran, Afghanistan, merveilles de l’Empire britannique des Indes. Et puis, l’Himalaya et la Chine enfin, au terme de l’aventure, déchirée alors par la guerre civile.